Auteur/autrice : Clémentine Paré

  • J107 Suomensaari

    Petite promenade dominicale à Suomensaari, à 20 minutes de chez nous. Trois mois et demi qu’on est partis et ça y est, j’écris « chez nous », sans chercher d’autres formulation. La notion de chez soi n’est pas si évidente quand on quitte une maison, des repères, des gens qu’on aime et d’autres qu’on a simplement l’habitude agréable de croiser (la boulangère par exemple), pour s’installer dans un autre pays. Les odeurs sont différentes, la langue demande une concentration et une gymnastique des oreilles constantes, l’attention est sollicitée pour tous les déplacements en ville, on ne connaît pas grand monde… Mais on dirait qu’après trois mois, on s’est adaptés, on s’est créé de nouvelles habitudes, on connaît un peu plus de monde et des gens qu’on croise au quotidien et que désormais c’est un « chez nous ». Sur ce, compte rendu visuel de cette promenade, dans la forêt au bord du lac. Calme, fraîcheur et ciel bouché.

  • J102 La fête des lumières

    Le week-end dernier, on est allés à la piscine avec les copains, on a visité le musée Milavida qui avait organisé des animations pour Halloween et on a aussi découvert Tallipiha, un petit quartier de boutiques avec des ateliers d’artisans et un café. Le musée est situé dans un parc, au-dessus du blockhaus-gymnase où Achille fait du judo.

    Museo Milavida
    spooky

    Avec la disparition progressive de la lumière du jour, arrivent les lumières artificielles dans la ville, et la fête des lumières de Tampere. Les rues se sont parées de guirlandes, il y a des illustrations tirées des Moomins qui sont projetées sur les immeubles et des fontaines sont installées dans le lac, quand il fait nuit elles sont éclairées et montent et descendent au rythme d’une musique. Comme les grandes eaux de Versailles, en plus petit.

    Autant le ciel gris et bas peut-il être oppressant, autant la nuit et les éclairages chauds sont enveloppants.

    Photo floue prise à 13h30 samedi
    16h23, coucher de soleil (ou plutôt coucher du jour parce que le soleil ne nous honore plus beaucoup)

    Les journées sont de plus en plus courtes, ce qui ne veut pas dire qu’il y a moins de travail ou qu’on se couche plus tôt. La nuit ne nous empêche pas d’aller jouer dehors, on s’est équipé de réflecteurs en forme de Moomins et de harnais élastiques réfléchissants.

    Le festival des lumières de la cuisine (la lampe de luminothérapie était un excellent cadeau de départ, merci ❤️)
  • J93 Vapriikki

    Dimanche 25 octobre.

    Autant vous dire que depuis qu’on l’a achetée, on fait chauffer la museocard! Nous sommes allés au musée Vapriikki. Avant on a voulu vérifier les horaires d’ouverture, mais forcément en écrivant « vapriki », ça ne marche pas. Les ii et kk sont importants. Soit. De toute façon on était quand même à l’heure, puisque maintenant on est toujours à l’heure (ou presque).

    En y allant, on a découvert un recoin près des Tammerkoski, les chutes d’eau de Tampere qui produisent de l’électricité. En français on traduit par « les rapides Tammer », et ce qui est chouette, c’est qu’on peut faire toutes sortes de blagues à base de « ta mère ». Évidemment, on ne se prive pas, mais je vais vous épargner. Ce coin est tout à fait charmant même sous la pluie.

    Inspiration Pont des Arts

    Le musée est un genre de « Cité des sciences »: il y a plusieurs expositions dans le même bâtiment. On a vu l’exposition sur les super-héros, bien faite, avec des planches de comics authentiques, des affiches, des dessins et une collection impressionnantes de figurines.

    Voici un tout petit échantillon des figurines exposées.
    Lecture rigolote (zoomez pour voir la subtilité 😅)

    Puis on a enchaîné avec l’exposition d’histoire naturelle, qui a notamment une collection de pierres conséquente, on a même touché une météorite! Il y avait une balance qui  comparait notre poids avec celui d’un animal, Maxime fait le poids d’un élan, Solal d’une grue, Achille d’un renard et moi d’un bébé phoque.

    Maxime un poil vexé

    Et enfin, notre visite s’est achevée sur le musée du jeu, avec une belle quantité de jeux vidéo à essayer. Les enfants sont ressortis avec une balle rebondissante, leur maman a craqué devant leurs petits yeux pleins d’envie (en réalité je les trouvais très jolies 😁).

  • J92 Les derniers jours lumineux

    Ça y est la luminosité a franchement baissé, et avec le changement d’heure demain, il fera désormais nuit à 16h30. Quelques photos de la semaine passée:

    Un matin à 8h45, dans le fond un toit en cuivre tout neuf qui vient d’être posé.
    Maintenant qu’Achille a mis des graines sur le balcon il y plein d’oiseaux qui viennent, c’est très chouette, même s’ils font caca partout.
    Les feuilles sont presque toutes tombées !
    Les écureuils sont en train de devenir gris et continuent à cacher des glands inlassablement.
    Comme il n’y a plus de lumière on se fait des gâteaux au chocolat.
    On mange du pain de chez Marco, le boulanger français de Tampere.
    Avec du fromage de chez Lidl.
  • J84 Hockey sur glace

    Vendredi 17 octobre

    Il-ves Tam-pe-re ! Il-ves Tam-pe-re !
    C’est ce qui retentit dans le stade en folie lors du match qui a opposé une des deux équipes de hockey sur glace de Tampere, Ilves (Le lynx), et l’équipe de Turku, TPS. Les deux équipes sont en ligue 1 de Finlande, et même sans être connaisseurs, c’était un beau match de hockey, jusqu’au bout nous n’avions aucune certitude de qui le remporterait.

    Les joueurs arrivent avec une haie de flammes !

    Tous les coups ne sont pas permis, gare à celui qui fait un croche patin à son adversaire, lui faisant faire un vol plané, ou à celui qui en plaque un autre contre la vitre. Ça ne rigole pas! Un match se joue en trois périodes de 20 minutes, et pour le plus grand bonheur d’Achille, Ilves a gagné 4 à 3 lors des 5 minutes de prolongations.

    C’était la fête, on a mangé des frites aux deux tiers temps (des ranskalaiset, Ranska signifiant France, c’était tout indiqué pour nous), et on est rentré en vélo en passant par le port.

  • J82 J’y vas cool là

    Mercredi 15 octobre.

    Jyväskylä (prononcez « iu-vas-cu-la ») est la ville où Alvar Aalto a grandi, et où il a fait son premier bâtiment public, « La maison des travailleurs » en 1924.

    Työväentalo (La maison des travailleurs)

    Il y a de nombreux édifices signé par l’architecte dans la ville, et après avoir visité le musée on sait maintenant reconnaître les détails qui font un Aalto. Si le bâtiment a des colonnes (référence à l’architecture Italienne dont Aalto s’est inspiré), des jeux de surfaces et de textures sur la façade avec notamment des tuiles en céramique émaillée en forme de tube, si à l’intérieur vous distinguez les luminaires dont l’intérieur est constitué de cercles concentriques blancs, alors vous êtes à peu près sûrs d’avoir en face de vous une construction Aalto.

    L’Université de Jyväskylä
    Ceci n’est pas un Aalto
    Ceci oui

    Le musée Alvar Aalto (qui est un Aalto, pas de colonnes mais les fameux tubes en céramique à gauche)

    Parlant de musée, les enfants ont été moins emballés par celui-ci, pas facile de lire les textes (nombreux) sans être interrompu par un des enfants qui fait tomber un tabouret parce qu’il a voulu monter dessus pour  dessiner sur l’énorme écran tactile (destiné à cet effet, quand même), ou par les disputes pour dessiner sur ce même écran.

    Ils ont plus été motivés par le fait d’avoir un nouveau tampon sur leur carte de musée. D’ailleurs c’est une idée assez géniale pour booster la fréquentation des lieux d’exposition, je l’aurais volontiers importée si je travaillais encore pour un centre d’art.
    Ceci dit, à force de visiter des musées les enfants ont fait leur propre petit musée de robots en légo dans leur chambre, avec même un petit panneau avec une main barrée pour dire de ne pas toucher.

    Alvar et Aino Aalto font parti des premiers designers (avec Charles et Ray Eames et Marcel Breuer) à avoir fait des meubles en utilisant la souplesse et l’esthétique offerte par le contreplaqué.

    Ensuite on a fini notre promenade dans la ville en montant au « Harju », encore une drôle de grosse colline toute en longueur due au glacier, en promettant un terrain de jeu en haut.

    Mauvaise idée de promettre des trucs dont on n’est pas vraiment sûrs… Solal est en vélo (technique de sioux pour avancer en promenade) mais Achille traîne de la patte. Il a bien essayé de lancer un « moi je reste là », comme son frère quand il est fâché, mais le froid et les tic tac ont eu raison de lui. Donc en promenade toujours avoir un vélo et des tic tac dans sa poche.

    Heureusement, le terrain de sport sur le port comportait un jeu interactif avec un tas de petits écrans à led, on a joué au memory, à faire la course, à chercher les capitales, on s’est bien amusés, même si ça manquait de toboggans selon Solal.

    On a beaucoup aimé notre petit road trip de trois jours, qui nous a donné l’impression d’être partis longtemps pendant cette petite semaine de vacances scolaires. Allez, osons partager ce qui peut-être ne fera rire que nous, en plus, on a pu faire des jeux de mots avec les villes, on est passés par Oh la la (Hollola) le premier jour, et on a fini par j’y vas cool là.

  • J81 De Lahti à Jyväskylä

    Entre Lahti et Jyväskylä, il y a une route qui passe à travers lacs. L’automne est déjà bien entamé, les bouleaux sont à l’apogée de leur coloration jaune, les quelques érables sont rouges orangés, et toutes ces couleurs chaudes percent au milieu des immenses étendues de vert sapin.

    Le finnois a d’ailleurs un mot, « ruska », pour désigner ce moment particulier des arbres couverts de leurs feuilles d’automne.
    On est passés par Vääksy, un village entre deux lacs qui a un canal avec une écluse, on se serait crûs au bord du canal de la Vilaine à Béton en dépit du vent glacial. L’aire de jeux est géniale, on y trouve un circuit d’eau avec des mini écluses.

    Ensuite, nous avons traversé le lac Päijänne sur une langue de terre de 8 km de long, magnifique!

    À Jyväskylä, après avoir posé les bagages dans la chambre d’hôtel, fait le tour du centre ville pour trouver une place de parking à moins de 3€ de l’heure, après m’être retrouvée au milieu des bus où c’était interdit d’être en voiture, et m’être garée sur le parking du Sokos puis que Maxime m’ait appelée pour me dire qu’on avait une place de parking à l’hôtel, on est était fins prêts pour aller dîner. Frayeur des enfants dans la rue, car l’alarme incendie du Sokos sonne et qu’il y a du monde devant. Trois gros camions de pompier arrivent et repartent rapidement, ce devait être une fausse alerte. On mange vite nos plats Thaï, il faut avoir le temps de profiter de la piscine de l’hôtel. Vu comme ça on pourrait croire qu’on a des goûts de luxe, en réalité l’hôtel n’est pas plus cher que d’autres, et il est moins cher qu’un air bnb. Bon la piscine était glacée mais après un sauna, tout passe.