Une chose nous a étonnée quand on s’est promenés par -18°C, mais qui finalement est assez logique quand on y pense, c’est que nos sacs étaient gelés. Pas froids, non, gelés ! C’est-à-dire que quand on déroulait le sac pour l’ouvrir, le tissu faisait des petits craquements plaintifs. Ensuite j’ai voulu prendre des photos avec mon appareil photo argentique et l’obturateur est resté coincé parce qu’il était gelé aussi. Cela m’amène à vous parler chiffons : comment s’habille-t-on pour passer du bon temps dehors par température glaciale ?

Je me suis longtemps demandé comment habiller Solal qui passe au moins deux heures par jour dehors, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il gèle ou qu’il vente. Il y a eu quelques loupés, malgré les recommandations du jardin d’enfants… En octobre Solal a eu froid aux pieds et on a acheté des chaussures Reima (marque Finlandaise !) qui tiennent jusqu’à -20°C et qui sont imperméables. Manque de bol, apparemment « imperméable » ne veut pas dire « insubmersible ». On a racheté des bottes fourrées qui tiennent les flaques et la boue, et gardé les autres pour le temps sec et la neige.

Un autre jour, j’ai récupéré Solal habillé avec un manteau et une salopette imperméables du jardin d’enfant. Il faut savoir que j’ai acheté trois combinaisons : une salopette imperméable, une combinaison en softshell et une combinaison chaude. J’ai passé tellement de temps à chercher des combis adéquates, que j’étais un poil vexée. Mais les enfants pataugeant gaiement dans la boue, ils mettent deux couches de combis : une chaude et une fine imperméable.


En ce moment, Solal porte (en écrivant cette phrase j’ai l’impression d’être une blogueuse de mode de tenues pas tellement glamours) :
– un sous pantalon en laine merinos (qui ne gratte pas, sinon bonjour l’angoisse le matin),
– un pantalon souple par-dessus (un fuseau comme on disait dans les années 90),
– un sous pull en coton (il pourrait être en laine aussi mais ça va bien comme ça),
– un pull en laine ou une polaire,
– des chaussettes et des surchaussettes en laine (la chaussette tricotée est un cadeau de Noël traditionnel en Finlande, et on en trouve des tas d’occasion, sans odeurs de pieds)
– une combinaison en laine par-dessus le tout,
– puis pour finir une combinaison chaude,
– une cagoule en laine fine, un bonnet, des gants en polaire fine et des moufles, pour les accessoires.
Et donc s’il pleut ou que la neige fait de la bouillasse, on ajoute une salopette imperméable. Et s’il fait vraiment très froid, plus froid encore que -18°C, on peut ajouter entre la combi en laine et la combi chaude, une combi en softshell. Je sens que je vous ai perdu.

Ce qui est incroyable c’est que cet accoutrement laisse les enfants libres de leurs mouvements, ils n’ont même pas cette allure de bibendum engoncé dans sa doudoune, vous savez, quand on a l’impression qu’il ont les bras ouverts comme des ailes de pingouins alors qu’en réalité ils sont au repos le long du corps.

Sachez qu’il existe également des slips en laine mérinos. Déjà que j’ai hésité avec le pantalon en laine de peur de devoir le laver trop souvent alors le slip n’en parlons pas. Achille est quand à lui habillé comme en France, il passe moins de temps dehors et il est plutôt (très) résistant au froid. Il a quand même la combinaison en laine sous la combinaison chaude mais il faut parfois lui rappeller de mettre un bonnet et des gants. Ceci dit, quand il oublie, il s’en rend vite compte.

Avec Maxime on porte un sur-pantalon, comme un pantalon de ski mais sans les bretelles et moins épais, un sous-pull en laine, un pull en laine, une doudoune sans manches, un manteau en plumes, des chaussettes et sur-chaussettes en laine. Par contre, il faut savoir choisir ses priorités « en conscience » comme on dit aujourd’hui, car une fois je suis restée à papoter en regardant les enfants faire de la luge, c’était bien, mais au bout de deux heures sans bouger je ne sentais plus mes doigts de pieds.

































































