J255 Après l’hiver, l’hiver, mais à Turku

Alors que nous pensions être sortis de l’hiver, que nenni, pas du tout, le printemps a des allures d’hiver Breton, il fait 3°C et il pleut. Nous sommes bien équipés pour braver tous les temps, mais quand même, un peu de chaleur serait bienvenue. Il y a bien quelques jonquilles dans les jardinières qui appellent le printemps à grands cris mais pour l’instant je dois dire qu’il se fait plutôt timide.

Solal porte une combinaison en softshell + une salopette et un manteau imperméable, Achille porte un sur-pantalon léger imperméable renforcé aux genoux et aux fesses, hyper efficaces contre l’humidité et le froid, on peut acheter ça n’importe où ici, je ne comprend pas qu’on ne vende pas ça en Bretagne.

C’est le week-end de Pâques, ce sont les dernières petites vacances avant les grandes vacances fin mai. Les enfants ont un jour de congé, plus le vendredi saint et le lundi de Pâques, qui sont fériés, ce qui fait 5 jours de pause.

Urjalan kirkko


La météo ne nous a pas empêchés de voyager un peu, nous sommes partis cinq jours à Turku, dans un appartement avec sauna. Quand il pleut et qu’il fait froid, le sauna est d’autant plus agréable pour finir la journée!

L’horizon ponctué par les îles

Pour vous situer Turku, c’est la plus ancienne ville de Finlande, fondée vers 1220, et qui en était même la capitale jusqu’au début du XIXe siècle. On est au bord de la Baltique, à l’embouchure du fleuve Aura, mais il n’y a pas de ligne d’horizon maritime puisqu’il y a un archipel d’environs 20000 îles juste devant.

Turun linna, traduction: le château de Turku
Le ménestrel avec une arquebuse et un chapeau de fou qui garde la porte des latrines, symbolise l’absurdité de la guerre.

Nous sommes arrivés jeudi, et après une petite pause sur la route pour déjeuner et admirer la jolie église de Urjala, nous avons parcouru le château de Turku, qui a été construit au fil des siècles entre le XIIIe et le XVIIe. Les enfants ont aimé se promener dans les couloirs étroits et voir les latrines du Roi, dans certaines salles il y a des ombres projetées de dames en robes, de prisonnier ou d’enfant qui joue, des bruitages et des chants dans la chapelle, on a vu les plus vieilles peintures séculaires de Finlande, la visite était vraiment un bon moment.

La carte du tour de l’archipel

Vendredi nous sommes allés faire un mini road-trip sur le circuit de l’archipel. C’est un circuit que l’on imagine plutôt bien pratiqué en été, en vélo notamment, il y a une piste cyclable du tonnerre séparée de la route qui en parcoure les 250 km. Mais nous ce qu’on aime beaucoup, c’est être tous seuls (ou presque) dans ces paysages magnifiques.

Pour passer d’une île à l’autre, c’est simple, soit il y a un pont, soit il y a un bac, soit il y a un ferry. Le tout sans réservation, il y en a plusieurs par heure. On y est allés les yeux fermés, c’était osé, mais finalement c’était facile. À un moment la route s’arrête avec un panneau de voiture qui tombe dans l’eau. Un affichage permet de voir dans combien de temps un bateau partira, les voitures se mettent en file sagement, puis entreront tout aussi sagement dans le bateau en suivant 5 couloirs. Une fois le bras de mer traversé (et le léger mal de mer pour moi) on est ressortis dans le même ordre. C’était moi la pilote et je n’ai même pas eu de sueurs froides pour savoir quand m’avancer, quelle file prendre, quand ressortir, etc. Easy peasy, trop fass’.

On attend le bateau
On est sur le bateau
On est sortis du bateau (le cône blanc est un cygne qui pêche. Donc le croupion d’un cygne, en fait)

Nous avons roulé jusqu’à l’île de Nagu, qui doit être une destination estivale bondée (et pour preuve 1400 personnes en hiver, 10000 en été) mais où nous étions seuls avec les cygnes, les mouettes et les grues (pas les engins, comme le croyait Solal qui cherchait désespérément les grues qu’on lui disait de regarder dans le champ, mais les oiseaux).

Les grues (en tout petit)
Nauvon kirkko
On se promène avec le vélo de Solal
Ça le fait rire
Villégiature

Les enfants étaient heureux d’être à la mer-qui-va-jusqu’à-chez-Papy-et-Mamie, ont tapé sur une vieille planche pleine de clous rouillés et mis les pieds dans l’eau sans enlever leurs chaussures. Après quelques « non » parentaux (sont relous les parents, ils disent toujours « non », même quand on veut monter dans une cabane abandonnée où il manque le plancher), nous avons remis les voiles vers une structure de jeu géniale reprenant la forme de l’église devant laquelle le parc est construit.

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