Ma maman est arrivée il y a une semaine, et c’est très chouette de l’accueillir ici en vacances, en ayant déjà tous nos repères. On sait où aller pour prendre le train depuis l’aéroport, on sait comment fonctionnent les transports en commun, comment s’habiller quand il fait -25°C…
De ce fait, c’est un peu moins l’aventure pour elle, alors on lui a quand même fait le coup de la panne de voiture pour que ce soit plus rigolo. Achille avait son premier tournoi de basket dimanche dernier, il fallait arriver à 13h45 à l’autre bout de la ville pour le premier match à 14h. À 13h15 je suis descendue pour chauffer la voiture et là : wouwouwou (c’est dur d’écrire le bruit de la voiture qui ne démarre pas). Rien. Re wouwouwou. Rien. Puis wou. Et noir total de l’écran de bord.


Branle-bas de combat, vite, vite, il faut prendre le tramway pour arriver à l’heure. Ce qu’on a fait très facilement, avec tout de même quelques sueurs froides bien dissimulées par ma doudoune, surtout quand Maxime m’a dit que « l’important c’est d’essayer au maximum deux fois de mettre en route le moteur, parce qu’après ça peut casser ». Oh j’ai essayé 2 ou 3 fois (ou plutôt 6 ou 7 oui).
Il a fallut réfléchir à des plans A-B-C-D-W pour le cas où ce serait la batterie, le démarreur, les deux en même temps ou je ne sais quoi. Surtout qu’une semaine après, on se délocalisera à Nokia avec toute la bande, puis qu’ensuite on part à Rovaniemi en voiture. Finalement, le lendemain il faisait plus chaud, ou moins froid c’est selon, puisqu’il faisait -5°C, et la voiture a démarré. Maxime a rendu visite à son garagiste préféré qui a changé la batterie pour la modique somme de 260€ (c’est pour dire que ça coûte pareil qu’en France). L’ampoule du phare avant était grillée, on a oublié de demander de la changer, alors c’est moi qui l’ai fait, et je me sens si forte que j’envisage une reconversion en tant que mécanicienne automobile. Je rigole, je me sens tout aussi compétente quand je désamorce une crise d’opposition tout en chantant une souris verte et en observant un bébé qui escalade des blocs en mousse.

Achille a super bien joué ses trois matchs, on était si fiers de le voir se démarquer, faire des passes à ses coéquipiers, tirer et marquer. Il fait du basket deux fois dans la semaine, ça fait partie des très nombreuses activités gratuites auxquelles tous les enfants peuvent s’inscrire après l’école, et là, c’est avec YMCA. J’ai la chanson dans la tête à chaque fois que je l’emmène, et les cours sont précis et amusants, même si les coachs ne sont pas déguisés.

Le dimanche on a accompagné Solal à une fête d’anniversaire en plein air, il ne faisait plus les -25°C au soleil du vendredi précédent, il faisait plus chaud ou moins froid, encore une fois je ne sais plus dans quel sens prendre la température. Les enfants ont mangé leurs cupcakes à la myrtille, bonbons, chocolat chaud et mini-brochettes de fromage et de fruits assis dans la neige. Ils sont si bien équipés que, mis à part les adultes qui sautent sur place pour éviter de perdre un orteil, c’est à peu de choses près, pareil que si c’était l’été. On a chanté « joyeux anniversaire » en finnois, en français et en ukrainien, et c’est toujours émouvant de partager ces moments-là.

Et puis pour finir, la semaine s’est déroulée sous le signe des promenades pour faire découvrir la ville, le lac gelé, la piscine, les munkki, notre rythme de vie et, il faut savoir s’envoyer des fleurs, mes super-pouvoirs de maman qui jongle entre autres avec les humeurs des enfants qui préfèreraient aller glandouiller à l’appartement plutôt que de finir la journée à faire de la luge dans un parc (les pauvres).



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