Je suis dans un déni presque total de notre départ imminent. Les enfants partent dans deux semaines. Maxime et moi partons dans trois semaines. Il reste pourtant tant d’aventures avant le retour! Les amis viennent, nous avons un beau programme ensemble. Puis nous sommes invités à la campagne chez une amie d’Achille, et il y a encore d’autre copains à voir avant de partir. Il y aura un week-end à Helsinki, la vente de quelques meubles, les livres à rendre à la bibliothèque. Il y aura les confitures de myrtille et le tango peut-être, il y aura les bagages à faire rentrer dans la voiture, les clefs de l’appartement à rendre, la notification de déménagement à DVV. Il y aura le dernier sauna, le dernier matin, le dernier trajet direction Turku. Vous la sentez la boule au ventre?

Quand je leur ai demandé ce qui leur manquera de la Finlande, les enfants ont répondu « mes copains ». Avec le sauna aussi, pour Achille. Pour ma part, les séances de sauna du jeudi soir au bord du lac me manqueront beaucoup, l’ambiance paisible de la Finlande, la confiance partout. Quant à Maxime, lui manqueront le sauna, le patin sur le lac, le footing le long des Tammerkoski. Les copains bien sûr, pour nous aussi. L’approche du départ est à la fois triste pour ce que l’on quitte et réjouissant parce qu’on est heureux de retrouver notre vie en France.

Que ramène-t-on de cette année ? Un peu de finnois, de la confiance en soi, de la tranquillité, le plaisir de jouer dehors de longues heures quel que soit le temps, un rapport de chaire (révolutionnaire et excellent), des centaines de pages d’écriture et de dessins, de l’autonomie, la trempette dans l’eau glacée et ses hormones de bonheur, des piqures de moustique, un gros paquet de souvenirs, quelques babioles, des cartes postales, la joie de tisser des liens avec d’autres personnes et de nourrir ceux qui existaient déjà, et l’envie de revenir.

Pour clarifier le temps qu’il reste en Finlande à Solal qui demandait tous les jours ou presque « c’est demain qu’on va en France? », j’ai fait une frise. En cochant aujourd’hui il a dit a demandé à Maxime: « pourquoi les jours sont plus courts ici qu’en France ? ». J’en conclu que les vacances sont bien occupée !

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