Un nouveau dimanche entre musée et nature. Nous sommes allés visiter la fondation Serlachius. C’est la plus grande collection privée des pays Nordiques, débutée par Gostä Serlachius au XIXe siècle. Il a fondé une usine de papier en 1868, et a subventionné une bonne partie de la ville. Il y a deux sites: le manoir (Serlachius kartano) et l’ancien siège social de l’usine de pâte à papier. L’usine est encore en activité, elle est maintenant propriété du groupe Metsä.

Le parc, le manoir et son extension constituent un bel endroit, nous avons à la fois profité de la petite île et de l’exposition d’une sélection d’œuvres dans le manoir, l’extension étant occupée par le montage de la première exposition entièrement consacrée à Anish Kapoor en Finlande.



Gostä Serlachius était un des mécènes, entre autres artistes, d’Akseli Gallen-Kallela, il y avait donc quelques petits chef-d’œuvres. Avec aussi un fétu de paille de Monet, et quelques portraits de petites Bretonnes par la peintre Finlandaise Helene Schjerfbeck, que l’on a été amusés et ravis de trouver.




Instant famille Ricorée (lire: image de la famille parfaite) : c’était un plaisir de visiter le musée avec les enfants, l’un enjoué de chercher les animaux et l’autre dessinant tout ce qui l’attirait.

Nous avons ensuite visité les expositions à l’ancien siège social de l’entreprise, à l’architecture ma foi, séduisante. Ça nous a permis de retrouver une vidéo qu’on avait vu au musée d’art de Tampere et qui avait fait rigoler les enfants; une marionnette en carton qui fait du snowboard.
L’artiste joue avec l’esthétique du carton pâte et du bricolage qui contraste avec des représentations de bijoux, d’objets brillants. Ça parle de culture populaire, certaines oeuvres sont pleines d’humour, et même si on y est passé assez rapidement pour cause d’enfants scotchés au grand écran avec des vidéos pas forcément adaptées pour eux, on a apprécié cette visite.

Les étages sont consacrés à l’histoire de l’industrie fondée par Serlachius à Manttä, à son rôle dans la vie de la ville et plus globalement sur la constitution de sa collection d’œuvres d’art.

Une grande pièce est aménagée pour les enfants, un vrai terrain de jeu avec des reproductions d’oeuvres géantes qui font un décors, des coussins, des éléments pour grimper, se déguiser ou bricoler. On y a passé le reste de l’après-midi. Pendant qu’ils jouaient nous sommes allés voir à tour de rôle l’autre exposition au rez-de-chaussée, celle de Viljami Heinonen. Heureusement qu’on y est allés tout seuls, ce sont des peintures de grands formats comme des cauchemars, personnellement je suis très vite ressortie, la sensation d’oppression et de malaise transmise était diablement efficace.

Nous reviendrons en juillet avec les copains, apparemment il est même possible d’emprunter des barques pour aller sur le lac.

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