Alors que nous pensions être sortis de l’hiver, que nenni, pas du tout, le printemps a des allures d’hiver Breton, il fait 3°C et il pleut. Nous sommes bien équipés pour braver tous les temps, mais quand même, un peu de chaleur serait bienvenue. Il y a bien quelques jonquilles dans les jardinières qui appellent le printemps à grands cris mais pour l’instant je dois dire qu’il se fait plutôt timide.
Solal porte une combinaison en softshell + une salopette et un manteau imperméable, Achille porte un sur-pantalon léger imperméable renforcé aux genoux et aux fesses, hyper efficaces contre l’humidité et le froid, on peut acheter ça n’importe où ici, je ne comprend pas qu’on ne vende pas ça en Bretagne.
C’est le week-end de Pâques, ce sont les dernières petites vacances avant les grandes vacances fin mai. Les enfants ont un jour de congé, plus le vendredi saint et le lundi de Pâques, qui sont fériés, ce qui fait 5 jours de pause.
Urjalan kirkko
La météo ne nous a pas empêchés de voyager un peu, nous sommes partis cinq jours à Turku, dans un appartement avec sauna. Quand il pleut et qu’il fait froid, le sauna est d’autant plus agréable pour finir la journée!
L’horizon ponctué par les îles
Pour vous situer Turku, c’est la plus ancienne ville de Finlande, fondée vers 1220, et qui en était même la capitale jusqu’au début du XIXe siècle. On est au bord de la Baltique, à l’embouchure du fleuve Aura, mais il n’y a pas de ligne d’horizon maritime puisqu’il y a un archipel d’environs 20000 îles juste devant.
Turun linna, traduction: le château de TurkuLe ménestrel avec une arquebuse et un chapeau de fou qui garde la porte des latrines, symbolise l’absurdité de la guerre.
Nous sommes arrivés jeudi, et après une petite pause sur la route pour déjeuner et admirer la jolie église de Urjala, nous avons parcouru le château de Turku, qui a été construit au fil des siècles entre le XIIIe et le XVIIe. Les enfants ont aimé se promener dans les couloirs étroits et voir les latrines du Roi, dans certaines salles il y a des ombres projetées de dames en robes, de prisonnier ou d’enfant qui joue, des bruitages et des chants dans la chapelle, on a vu les plus vieilles peintures séculaires de Finlande, la visite était vraiment un bon moment.
La carte du tour de l’archipel
Vendredi nous sommes allés faire un mini road-trip sur le circuit de l’archipel. C’est un circuit que l’on imagine plutôt bien pratiqué en été, en vélo notamment, il y a une piste cyclable du tonnerre séparée de la route qui en parcoure les 250 km. Mais nous ce qu’on aime beaucoup, c’est être tous seuls (ou presque) dans ces paysages magnifiques.
Pour passer d’une île à l’autre, c’est simple, soit il y a un pont, soit il y a un bac, soit il y a un ferry. Le tout sans réservation, il y en a plusieurs par heure. On y est allés les yeux fermés, c’était osé, mais finalement c’était facile. À un moment la route s’arrête avec un panneau de voiture qui tombe dans l’eau. Un affichage permet de voir dans combien de temps un bateau partira, les voitures se mettent en file sagement, puis entreront tout aussi sagement dans le bateau en suivant 5 couloirs. Une fois le bras de mer traversé (et le léger mal de mer pour moi) on est ressortis dans le même ordre. C’était moi la pilote et je n’ai même pas eu de sueurs froides pour savoir quand m’avancer, quelle file prendre, quand ressortir, etc. Easy peasy, trop fass’.
On attend le bateauOn est sur le bateauOn est sortis du bateau (le cône blanc est un cygne qui pêche. Donc le croupion d’un cygne, en fait)
Nous avons roulé jusqu’à l’île de Nagu, qui doit être une destination estivale bondée (et pour preuve 1400 personnes en hiver, 10000 en été) mais où nous étions seuls avec les cygnes, les mouettes et les grues (pas les engins, comme le croyait Solal qui cherchait désespérément les grues qu’on lui disait de regarder dans le champ, mais les oiseaux).
Les grues (en tout petit)Nauvon kirkkoOn se promène avec le vélo de SolalÇa le fait rireVillégiature
Les enfants étaient heureux d’être à la mer-qui-va-jusqu’à-chez-Papy-et-Mamie, ont tapé sur une vieille planche pleine de clous rouillés et mis les pieds dans l’eau sans enlever leurs chaussures. Après quelques « non » parentaux (sont relous les parents, ils disent toujours « non », même quand on veut monter dans une cabane abandonnée où il manque le plancher), nous avons remis les voiles vers une structure de jeu géniale reprenant la forme de l’église devant laquelle le parc est construit.
J’ai bien cherché quelque chose d’intelligent ou d’incroyable à raconter en ce 250ème jour en Finlande, mais que voulez vous, il faut croire qu’on vit toujours une vie plutôt banale de Français à l’étranger.
Le fait de vivre dans un autre pays nous enjoint à toujours aller vers la nouveauté, voir plus, pour avoir une vue la plus exhaustive possible du pays, et j’ai parfois l’impression qu’un « on » indéfini attend de nous d’en profiter un maximum, dans une course au paysage et à l’expérience. Cependant la majorité du temps, la vie ici est simplement la vie.
Entendez, réveil à 7h tous les matins mais levé fastidieux à 7h30, pour un départ à 8h. Puis pêle-mêle, selon les jours, l’école, le travail, les repas, les courses, le ménage, la piscine, les devoirs, le parc, les copains à droite à gauche.
De temps en temps il arrive qu’une interaction frustrante assombrisse un peu la journée, car c’est un semblant de petite conversation de tout et de rien (a-t-on une traduction de small talk en français ?), qui se passe en finnois, et à laquelle on ne comprend pas grand chose, et pour laquelle on n’ose pas trop dire à la fin qu’en fait « sorry I don’t speak finnish ». C’est comme si Madame Michu dans la rue vous disait: « il fait beau aujourd’hui, ça fait du bien, et puis j’aime bien voir vos enfants courir et jouer à chat », et qu’après avoir acquiescé vous lui disiez que vous n’avez pas compris (ou pire, vous lui répondez : « moi aussi j’aime la salade » par exemple). La spontanéité est perdue, alors souvent, je dis okay avec les yeux et je continue mon chemin. Voilà, parfois c’est ce qui fait la différence entre une journée ici, et une journée en France.
D’autres fois, la différence est plus grandiose, c’est admirer une aurore boréale, après des soirs et des soirs de chasse bredouille, c’est un sauna au feu de bois suivi d’un bain dans le lac glacé sous les étoiles et à la lueur des bougies avec quelqu’un qu’on aime (coucou maman!).
Ou c’est aussi un mail de la maîtresse après un petit incident, pour nous dire que le plus important est que notre enfant curieux et enthousiaste se sente bien, c’est pouvoir laisser ses affaires sur un banc au parc alors que vous êtes à l’opposé et être sûr de les retrouver, c’est la confiance simplement, en n’importe quelle personne.
Pour illustrer encore un peu plus cette histoire de confiance, Maxime m’a raconté une scène vécue dans le tram ce matin. Une vieille dame avec un déambulateur attend le tram. Personne ne lui parle, pas un regard. Puis le tram arrive. Tout le monde attend qu’elle entre d’abord, un monsieur la suit, lui déplie un siège sur lequel elle s’assoit. Sans un mot, sans une expression sur le visage. C’est un geste banal auquel n’est associé aucun chichi, merci n’est pas attendu, ni s’il te plaît. D’ailleurs « s’il te plaît » n’existe pas en finnois. Le fait que ce soit fait sans paroles ou sourire peut être légèrement déroutant pour nous, mais l’attention aux autres est réelle et spontanée.
J’ai passé une journée à Helsinki le 12 février, en attendant l’arrivée de ma maman, et c’était tout aussi charmant sous l’épaisse couche de neige qu’à l’automne dernier.
Avant son départ, nous y sommes allés en famille pour un week-end, et c’était bien. Franchement, son surnom de perle de la Baltique est mérité. C’est vraiment une capitale facile à visiter, tout est accessible à pieds ou en tramway, c’est calme et il y a tellement de petits détails sur les bâtiments art déco, j’adore! Pour motiver les enfants on a cherché la plus petite sculpture publique, une souris. Manque de chance elle était en haut d’un escalier fermé pour travaux, les enfants ont crié au scandale mais on les a bâillonnés aux barres de Twix (on fait comme on peut). Après on leur a accordé une séance de jeu au parc et on a regardé Zootopie 2 le soir pour finir d’endormir leur conscience avec le dieu télé. Bref.
Nous logions dans un appartement situé dans le même immeuble que celui où Tove Jansson avait son atelier, un détail pittoresque qui a son importance malgré tout.
La promenade dans le quartier art déco de Katajanokka était très jolie, et la traversée ensuite pour aller sur l’île de Suomenlinna était assez incroyable, le bateau traversait la glace (brisée au préalable). On est retournés sur la plage où les enfants avaient ramassé de petits morceaux de verres dépolis cet automne. La mer était gelée, c’était si beau! D’ailleurs je vous laisse avec les photos, qui se passent de commentaires.
La cathédraleUne porte pour géant maigrichonLa marinaVue des berges de KatajanokkaSur le port, après avoir vu une frégate militaire partir (impressionnant)La marmailleVue du bateau bus en direction de SuomenlinnaSuomenlinna et la Baltique geléeLes vagues glacéesLa cour de l’immeubleL’ancien atelier est tout en hautLe musée du design et de l’architecture à gaucheLasipalatsi au-dessus du musée Amos Rex (mon cœur fait des loopings)Vous voyez les portes jaunes?Et là?Le parlement FinlandaisLes saucisses grillées au café RegattaOups ils nous ont échappés (exposition de Leandro Erlich au musée Amos Rex 👌)
La transition avec neige / sans neige s’est faite très rapidement, la pluie aidant. Les lacs fondent plus lentement, les plaques de glace font le bruit des glaçons dans l’apéro. Les feuilles n’ont pas encore refait leur apparition, ni les fleurs, mais il y a des bourgeons et des chatons aux branches. Les températures sont positives en journée (enfin 2°C, n’allez pas imaginer qu’il fait 15°C!) mais on nous a prévenu, il peut encore faire -10°C sans crier gare.
La lumière est quant à elle revenue très rapidement, aussi vite qu’elle avait disparu. En ce moment le soleil se lève à 6h15 et se couche à 19h, et il est vraiment là. Enfin sauf maintenant où il pleut et vente comme en Bretagne, si bien qu’on commence à se demander si Tampere ne serait pas à la Finlande ce que Rennes est à la France.
Nous revoilà ! Avec le vœu pieux de publier des nouvelles plus régulièrement. Nous sommes le 21 mars, le printemps est là, la neige est fondue, les lacs dégèlent…
Il y a trois semaines, nous sommes allés à Rovaniemi. Quand on est touriste, « Rovaniemi » veut dire « Laponie ». Mais pas du tout en fait. D’ailleurs on le savait en partant, mais on se disait qu’on allait sûrement pouvoir voir de beaux paysages enneigés, une aurore boréale et manger du renne malgré tout. Et puis il n’y a que 8h30 de voiture. Avant de partir, j’ai tenté de programmer un safari en chien de traineau ou un safari en motoneige. Face au prix (800€ pour quatre pour le chien de traineau et plus ou moins pareil pour la motoneige) on s’est dit qu’on ne tenait pas plus que ça à faire du promène coui… touriste.
Nous logions dans un appartement appelé « l’appartement du Père Noël », rien que ça. Le paillasson avait pourtant une image de pin-up sur une voiture, avec des formes ressemblant vaguement à des lettres, c’était un paillasson fait par IA. Les fenêtres immenses, et sans rideaux, stores ou volets, donnaient sur un bout de forêt dont les arbres enneigés tenaient déjà du conte de fée. Je précise sans rideau, parce qu’avec la neige et les éclairages de la ville, on y voit presque comme en plein jour en pleine nuit. Maxime a fait du télétravail toute la semaine, tantôt sur un fauteuil, tantôt sur une chaise contre un mur dans la chambre pendant que les enfants faisaient des saltos sur le canapé. Le dernier jour, il s’est délocalisé à la bibliothèque, chef d’oeuvre d’architecture d’Alvar Aalto (et son ordi est tombé en panne, il a dû le réinstaller entièrement).
Le lendemain de notre arrivée, il y avait un soleil et un ciel bleu azur magnifiques. Avec ma maman et les gars, on est partis faire une randonnée à trente minutes d’ici, trouvée grâce au site Luonton qui référence les sentiers de marche partout en Finlande. Nous on est super contentes et émerveillées du paysage qui ne ressemble à rien de ce qu’on a pu admirer de toute notre vie, avec quelques sapins à la fameuse forme de sucre d’orge. Achille et Solal ne sont quant à eux pas hyper emballés et correspondent parfaitement au stéréotype des enfants qui veulent tout faire sauf coopérer. Ils veulent manger / ah non en fait ils n’ont plus faim / c’est trop loin / c’est bientôt fini ? / casser la neige sur les sapins sucre d’orge / maman tire moi dans la luge / j’ai envie de faire pipi / mais c’est interminable on fait que des trucs pour les adultes. Ambiance.
On achève quand même la promenade par descendre toute, ou presque, la colline sur laquelle on est montés jusqu’à la tour d’observation, à la luge. Après il fallait faire les courses, alors on a visité le Prisma de Rovaniemi qui ressemble au Prisma de Tampere.
Le jour suivant, nous avons visité le musée de l’Arktikum, sur la vie, la faune et la flore de l’arctique. On y a passé trois heures, c’était un beau musée et les enfants ont accroché.
En fin de journée, Maxime nous a rejoint pour aller au village du Père Noël. Le fameux élément incontournable qu’on trouve dans tous les guides de Finlande et qui vend l’endroit comme un concentré de Laponie. On a fait la queue pour aller se faire prendre en photo avec Santa, tout en sachant que de toute manière on ne l’achèterait pas. Quoique vue la mine circonspecte de Solal sur tous les clichés, on a quand même hésité.
Où est Xi Jinping?Est-ce qu’on est radins à ce point? Oui.
On y est allés trente minutes avant la fermeture, on a attendu trente minutes dans le décors, tout en considérant le fait que ce décor est là pour faire patienter les centaines de personnes en file qui doivent s’amasser là tous les jours. On s’est photographié sur la ligne du cercle polaire. Les enfants ont aimé voir le Père Noël qui parlait même français et qui a fait une blague quand il a entendu qu’on venait de Rennes : « ah oui il y a beaucoup de rennes ici aussi ». Mais très franchement, on a vite pris nos jambes à notre cou pour fuir ce village en carton. Le cercle polaire ne passe même pas là. Achille est en train de lire derrière mon épaule et s’offusque que j’écrive ça, il me dit « c’était bien, maman n’a pas raison c’est pas un village de carton, c’était super, il y avait beaucoup de neige, j’ai aimé la maison du père Noël qui était très grande et très belle, l’intérieur avec la construction des cadeaux, et c’était quand même extraordinaire de voir le Père Noël en vrai ». On est d’accord mon fils vient de moucher toute l’ironie dont je faisais preuve.
Le vrai Père Noël
Un autre jour on est allés tester un lounas (c’est le terme qui désigne le déjeuner pris en mode buffet en Finlande, et qui est très répandu). On a goûté une soupe typique d’ici « Lapin Ukon keitto ». Contrairement à ce qu’on pourrait penser ce n’est pas avec du lapin (Lapin désignant la Laponie) mais avec de la viande de renne émincée en morceaux très fin et du fromage. C’était très bon.
Le soir, nous sommes allés griller des saucisses dans la forêt en pleine nuit. Marcher dans l’obscurité et dans le silence était un moment à la fois un peu effrayant -qui n’a pas peur des bêtes féroces tapies dans le noir ?- et magique. Après notre festin, nous avons attendu une aurore boréale. J’avais écrit « les » puis je me suis ravisée, une ce serait déjà bien. Derrière les nuages, nous avons clairement distingué du rose qui est apparu puis a disparu. Ce n’était pas un réverbère, ni le phare d’une voiture, maintenant on sait les reconnaître. Donc voilà, on peut cocher la case « voir une aurore boréale en Laponie ». Je passe la partie où après ça, on a roulé encore deux heures pour tenter d’en voir une mieux, ou quand on a réessayé le lendemain, et qu’il y a bien eu des aurores boréales, mais après notre retour, quand on dormait.
Phares de voiture
Cette semaine à Rovaniemi était aussi l’occasion de visiter la ville, qui est plus petite mais assez similaire à Tampere dans son architecture. Rovaniemi a été détruite pendant la seconde guerre mondiale. Alvar Aalto avait proposé un plan en forme de tête de renne pour la reconstruction, et on peut en distinguer les contours quand on regarde une carte.
Aalto y a conçu des maisons, des immeubles et grand centre qui rassemble plusieurs bâtiments avec la bibliothèque, un théâtre et la mairie. Nous sommes allés à la bibliothèque, les enfants ne voulaient plus en partir, pas parce qu’il y a des jeux, non les livres suffisent, mais aussi sûrement parce que les matériaux, l’agencement et la lumière, font qu’on s’y sent bien.
Pour finir la journée, nous sommes allés au musée d’art de Korundi, où nous avons vu une exposition de peintures et participé à un atelier de laine cardée.
L’avant dernier jour, nous avons fait une dernière promenade dans la nature. Avec la neige qui fond, les arbres ont perdu leur manteau, le paysage change. Au milieu de la randonnée, il y avait des feux déjà allumés, l’occasion de griller quelques chamallows glissés dans le sac au cas où. Un geai de Sibérie nous a rendu visite, en prélude de la visite au zoo de Ranua prévue pour le lendemain.
Le zoo est à une heure de Rovaniemi, mais vaut le détour, les animaux ne sont pas ceux qu’on rencontre dans les zoos français : ours blancs, rennes, élans, chouettes et hiboux, castors, renards polaires… On a vu les loups s’accoupler, ils restent coincés par l’arrière-train plusieurs minutes pour augmenter les chances de fécondations. C’était incroyable.
Le retour vers Tampere s’est fait le lendemain, sous le soleil, avec un crochet par le bord de la Baltique. La mer était gelées, et il y avait de nombreux pêcheurs dessus.
Avant de raconter notre semaine à Rovaniemi, je fais un petit retour d’expérience gustative que nous venons d’avoir. À l’approche de Pâques, les magasins se sont remplis de décorations, de chocolats et de mämmi. On sent que c’est une fête attendue et importante ici, presque comme Noël.
On a donc acheté un mämmi au supermarché, pour tester ce dessert servi à l’origine le vendredi saint.
L’aspect donne l’impression qu’on va manger du flan au chocolat, ça sent plutôt bon. Avant de se lancer dans cette dégustation il a fallut faire des recherches pour savoir comment manger le mämmi: chaud, froid, à même la boîte…
On se le sert froid avec de la crème fouettée (ou « crème sans goût » selon l’appellation de ma soeur qui a vécu en Suède) et du sucre. Mais ça marche aussi avec de la crème liquide, du lait ou de la glace à la vanille.
Devant notre bol de kloug, euh pardon, de mämmi, les réactions sont diverses:
Maxime : Moi j’attends que vous goûtiez. Achille: ça sent le pain. Florence : c’est étonnant. Clémentine : ça a presque goût de chocolat. Solal : j’aime pas.
La consistance est la même que celle de la crème de marron, quoiqu’un peu plus collante, le goût est boisé sucré salé léger, légèrement acide. C’est pas si mal, c’est un goût qu’on ne connaît pas, on a goûté mais je crois que notre amour du mämmi s’arrêtera là…
Cette petite chose bien croustillante était cependant fort gourmande, il s’agit d’un tippaleipä, ou beignet du 1er mai (quoi, déjà !?)