J302 La Sardaigne à Tampere

À la question « comment ça va », j’ai bien failli répondre « comme un lundi », mais la température douce et le soleil ont eu raison de ma mauvaise humeur excitée par un enfant caché sous son lit qui, bien qu’il se soit réveillé avec une énergie et un entrain fou à danser dans le salon, ne voulait plus aller à l’école.

Après ce petit accrochage du matin, je me sentais d’humeur piteuse. Heureusement, le mois de mai rime enfin avec « fais ce qu’il te plaît ». Il fait presque CHAUD. Certains passants sont en manches courtes, j’ai même retiré mon manteau, c’est dire.

Pour me remettre, j’ai filé en Sardaigne. Ça faisait un moment que je lorgnais sur ce café dans une rue de Tampere, avec son petit panneau devant « sardinialainen caffeteria » qui ne veut pas dire « café de sardines », mais « café Sarde ». L’ambiance est très sympa, et au moment où j’écris ces lignes, il y a une dame qui parle en italien avec la patronne.

Parlons soleil et printemps, encore. Vendredi soir, on a constaté qu’à minuit, le ciel était encore clair. Il semblerait qu’on approche du moment fatidique de l’absence de nuit. C’est exactement comme cet hiver, mais à l’envers : à minuit, il ne fait pas tout à fait nuit, comme à midi, il ne faisait pas tout à fait jour.

Minuit sur le balcon

Il y a des fleurs partout dans les arbres, même si le muguet n’est pas encore fleuri. Je ne sais pas si c’est le fait que j’ai attendu le printemps avec impatience, ou si ce sont les températures encore fraîches de la nuit, mais je trouve que la floraison est plus longue, plus lente, et c’est un ravissement de tous les sens, entre les odeurs sucrées et les couleurs.

La pente où les enfants faisaient de la luge

Je finis cet article assise dans l’herbe en attendant la fin du dernier cours de basket de l’année, avant d’aller jouer au floorball sur le terrain du parc Väinö Linna près du päivakoti. Ça sent le gazon, les merisiers et les pensées, et les pigeons roucoulent.

PS: en fait il n’y avait pas basket et Solal n’a pas voulu jouer au floorball. Nonni.

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