Auteur/autrice : Clémentine Paré

  • J318 Les grandes vacances

    Le printemps a duré deux semaines, maintenant c’est l’été : la ville est silencieuse car de nombreuses personnes sont déjà parties en vacances ou aux cabanes, la température a monté au point de nous faire porter des manches courtes et d’aller à la plage. Il fait 23 degrés, les rues sentent le lilas, la forêt sent le muguet et la résine.

    Et surtout, surtout, c’est le début des grandes vacances pour Achille, depuis déjà une semaine! Arrive donc le temps des dernières fois. La fin de l’école a été synonyme d’un léger vague à l’âme tant pour moi que pour Achille, qui était triste de quitter ses enseignantes, son école et ses amis.

    Le couloir de la classe

    La dernière semaine d’école était plus légère, il y a eu moins de devoirs, jusqu’à plus du tout, il y a eu la sortie sur Viikinsaari (sur le lac au sud de Tampere), puis il y a eu le dernier jour. Pour l’occasion, les élèves de grade 2 avaient préparé un spectacle, par petits groupes, ils ont chanté*, dansé, joué d’un instrument. Ensuite, nous sommes allés dans la classe, où l’enseignante a remercié les élèves pour l’année et tous les enfants se sont levés pour l’enlacer face à son émotion de les quitter.

    Avant de leur remettre leurs bulletins scolaires, elle leur a dit que ce n’est pas important de ne pas avoir de A partout, qu’il n’y a pas besoin d’être parfait. Puis elle a nommé à chacun trois de ses qualités, tout en donnant le bulletin. Ce n’est qu’un petit morceau de tout l’encouragement qui accompagne les apprentissages fondamentaux. En tant que parent, entendre de la part de l’enseignante quelles qualités de notre enfant sont appréciées au-delà des attendus scolaires, transforme l’exigence qu’on a sur les résultats scolaires, en indulgence et en vague d’affection.

    Le fait de nommer des qualités est un exercice difficile. Pas des qualités trouvées sur une liste comme ça au hasard. Non, de vraies qualités humaines propres à chaque personne. C’est un exercice que les enfants ont fait plusieurs fois dans l’année pour leurs camarades à l’école et qu’on nous a demandé de faire aussi au jardin d’enfant pour Solal. Achille a eu des mots qui lui disaient ce pour quoi il était apprécié, ce qui était reconnu chez lui, de la part des enfants et de la part des adultes. Ce sont des mots simples, mais touchants, qui mettent en confiance. Du point de vue des apprentissages, cela aide à accepter de se tromper et donc renforce l’aptitude à persévérer.

    L’école a d’ailleurs basé son projet éducatif sur trois mots/valeurs :

    – le respect (favorisant la sécurité et la confiance qui sont le fondement de tout le reste).

    – la joie (s’exprime grâce à un climat respectueux et renforce l’esprit communautaire et la motivation).

    – la persévérance (joie et estime donnent la force et le courage d’être persévérant, ensemble on ose réessayer).

    Solal a quant à lui encore une semaine de jardin d’enfant avant les vacances, et a reçu son diplôme (symbolique) de fin de « maternelle » où sont également écrites quelques unes de ses qualités.

    * on écoute désormais la chanson Älä tule paha kesä pour se motiver le matin, le clip a été tourné à Tampere.

  • Miscellanées #9

    Les immeubles ont tous un bunker, voici l’entrée du nôtre.

    Vu qu’une photo de verrou n’est pas très intéressante je vous mets une photo de portail.

    Les verrous ferment dans le sens inverse, il ne faut pas paniquer quand le verrou des toilettes résiste. C’est juste qu’il faut tourner dans l’autre sens.

    Le maillot de Tappara

    L’équipe de hockey sur glace de Finlande a gagné le championnat du monde contre la Suisse samedi dernier! Tampere a deux équipes de hockey sur glace: Ilves et Tappara.

    La Finlande est le pays où l’on boit le plus de café au monde par habitants. La moccamaster est la star du café filtre finlandais, on trouve même des pièces détachées au supermarché.

    Timbres dessinés par Erik Bruun (grues et bernaches à droite)

    Il y a désormais beaucoup d’oiseaux migrateurs qui sont revenus, et il est fréquent de les observer: des bernaches nonnettes, des cygnes chanteurs, des grues, qui malgré leur exotisme sont un symbole du pays.

  • J306 Journal photo du week-end

    En ce dimanche soir, quelques photos pour le plaisir de partager un peu du week-end qui a été tempéré (ahaha) pas comme en Bretagne où le mode cuisson a l’air d’être activé.

    D’abord un tour à Tallipiha avec les copains (au centre de Tampere) pour l’ouverture de la saison estivale:

    Nourrir les poules avec des pissenlits
    Pas de chiens à côté des lapins
    Le jardin de Tallipiha
    Musique maestro
    Les lutins
    Il fait 22°C
    Les lilas viennent d’éclore

    Après la balade à vélo les cinq enfants ont fini dans le lac à 11°C (volontairement de leur plein gré)
    Retour au musée Werstas et découverte du coin marchande de compet’
    La salle des machines à vapeur qui faisait tourner toutes les machines de l’usine Finlayson
    La peinture au sol de la semaine dernière a séché

    Il y a aussi eu un gros bobo de chute à vélo mais je ne mets pas la photo. Solal nous a d’ailleurs appris que « bobo » en finnois, se dit « pipi ». Et « caca »? Bah, « kakka » (kak-ka). Allez, bisous!

  • J303 Teisko et la nuit des musées (museoiden yö)

    Jeudi dernier était férié, alors on est partis du côté de Teisko, à 40 minutes au nord de Tampere, au bord du Näsijärvi, se promener dans la forêt et griller des saucisses.

    Nous y sommes retournés dimanche, tant l’expérience était agréable de manger des hot-dog tous chauds sur un promontoire rocheux face au lac. On a même eut le loisir de glandouiller en regardant les enfants chercher des pépites d’or avec une louche et s’amuser de leurs casquettes qui s’envolent (dans l’eau).

    La nature est toujours aussi belle et pleines de promesses, quel que soit l’endroit. Si on nous demandait où aller en Finlande pour découvrir le pays, sans hésiter, on dirait Tampere, car il y a la fois cette nature grandiose à portée de jambes et de multiples possibilités culturelles (architecture, histoire, art…).

    Samedi nous sommes allés visiter plusieurs endroits : la cathédrale, le musée du travail et la galerie Himmelblau. Ça a été une journée bien remplie, partagée entre le plaisir de découvrir des choses ensemble et la crispation passagère face aux enfants qui après une journée intense n’ont juste plus la capacité de suivre les consignes (on s’en rend évidemment toujours compte après, nous sommes aussi saturés d’informations à traiter).

    Commençons par la cathérale : construite au début du XIXe siècle, elle est utilisée par l’Église évangélique-luthérienne de Finlande. L’intérieur est clair et sobre, avec entre autres une longue fresque représentant des jeunes garçons portant une guirlande de roses, un retable de la résurrection peint par Magnus Enckell et un étrange serpent avec une pomme dans la bouche peint sur la clef de voûte.

    Le quartier autour de la cathédrale est coloré, avec de jolies maisons en bois, la caserne centrale des pompiers dessinée par l’architecte Wivi Lönn et le grand hôtel Tammer, aux pieds des rapides Tammerkoski. C’est dans ce quartier qu’Achille vient jouer au basket le jeudi.

    Pin-pon

    Non loin, il y a l’ancienne usine Finlayson, un endroit emblématique de Tampere, convertie aujourd’hui en un lieu pluriel qui abrite cafés, cinémas, musées et boutiques. C’est là que nous sommes allés ensuite, pour visiter le musée Wertas, consacré à la thématique du travail en Finlande. C’est un musée gratuit et passionnant, très bien pensé pour les enfants également, qui peuvent jouer (jeux d’imitation, de construction, manipulation, activités manuelles, le tout en lien avec les thématiques) dans les salles pendant que leurs parents visitent.

    La filature Finlayson a été fondée en 1820 par un écossais, James Finlayson, et a été très importante pour Tampere et sa région. Aujourd’hui la majorité des textiles vendus sous le nom Finlayson ne sont plus produits en Finlande. On a appris que les journées de travail étaient de 13h environs, ce qui a motivé la production industrielle de pain de seigle et de tapolan mustamakkarat (boudin noir au seigle) pour nourrir les ouvriers.

    Le soir c’était la nuit des musées, il y avait donc plusieurs évènements dans différents endroits de la ville, et nous avions repéré la peinture collective du sol dans une des cours de Finlayson. Nous nous y étions promenés en arrivant à Tampere, c’est une zone où de grandes vagues en camaieu de bleu sont peintes sur le goudron.

    C’est la fin d’une journée bien remplie, et la patience manque un peu. En plus, les billets dans le porte-feuille de Maxime ont disparu mystérieusement, il vient de s’en rendre compte et est turlupiné à l’idée de s’être fait faire les poches, sans certitude. Nos stéréotypes sur les Finlandais rigoureux de suivre les règles se sont peu à peu effacés, car bien sûr, toutes les règles ne sont pas toujours suivies en Finlande, même si l’impression globale est que ça reste une exception: des personnes traversent alors que le petit bonhomme est rouge ou en dehors du passage piéton, des chauffards roulent à fond et ne nous laissent pas la priorité, parfois il y a des crottes de chien sur les trottoirs.

    Devant la possibilité de revêtir combinaisons intissées, sur-chaussures et gants pour peindre le sol avec des rouleaux, difficile de renoncer et faire marche-arrière. Sitôt armés de leurs rouleaux, les enfants, qui avaient pour consigne de peindre la zone numéro 3 délimitée par des lignes blanches, avaient déjà franchement débordé, demandé s’ils pouvaient avoir du vert, faire des fleurs ou des chats, essayé d’aller le plus vite possible. Maxime a abdiqué et est allé s’assoir dans un coin pour bouquiner les livres qu’ils transportaient depuis le matin dans son sac à dos (plus ou moins la moitié de la bibliothèque). Après avoir évité de justesse de me faire repeindre le manteau par un enfant enjoué qui s’est retourné avec le rouleau en l’air, j’ai moi aussi revêtu l’habit, les gants et les sur-chaussures pour aller peindre avec les enfants. Et c’était super !

    Cette nuit des musées était aussi l’occasion d’aller visiter le plus grand atelier d’impression de gravures des pays Nordiques, l’atelier Himmelblau, aussi localisé dans la zone de Finlayson. J’ai pu étaler mes connaissances sur l’impression de gravures aux enfants impressionnés que maman sache tout ça, ça sentait comme dans les ateliers de gravure de mes études aux beaux-arts et l’ambiance a fait dire à Achille qu’il voulait travailler là. On est rentrés à 21h30, fourbus mais contents, en mangeant une foccacia qui ressemblait à une brioche.

  • J302 La Sardaigne à Tampere

    À la question « comment ça va », j’ai bien failli répondre « comme un lundi », mais la température douce et le soleil ont eu raison de ma mauvaise humeur excitée par un enfant caché sous son lit qui, bien qu’il se soit réveillé avec une énergie et un entrain fou à danser dans le salon, ne voulait plus aller à l’école.

    Après ce petit accrochage du matin, je me sentais d’humeur piteuse. Heureusement, le mois de mai rime enfin avec « fais ce qu’il te plaît ». Il fait presque CHAUD. Certains passants sont en manches courtes, j’ai même retiré mon manteau, c’est dire.

    Pour me remettre, j’ai filé en Sardaigne. Ça faisait un moment que je lorgnais sur ce café dans une rue de Tampere, avec son petit panneau devant « sardinialainen caffeteria » qui ne veut pas dire « café de sardines », mais « café Sarde ». L’ambiance est très sympa, et au moment où j’écris ces lignes, il y a une dame qui parle en italien avec la patronne.

    Parlons soleil et printemps, encore. Vendredi soir, on a constaté qu’à minuit, le ciel était encore clair. Il semblerait qu’on approche du moment fatidique de l’absence de nuit. C’est exactement comme cet hiver, mais à l’envers : à minuit, il ne fait pas tout à fait nuit, comme à midi, il ne faisait pas tout à fait jour.

    Minuit sur le balcon

    Il y a des fleurs partout dans les arbres, même si le muguet n’est pas encore fleuri. Je ne sais pas si c’est le fait que j’ai attendu le printemps avec impatience, ou si ce sont les températures encore fraîches de la nuit, mais je trouve que la floraison est plus longue, plus lente, et c’est un ravissement de tous les sens, entre les odeurs sucrées et les couleurs.

    La pente où les enfants faisaient de la luge

    Je finis cet article assise dans l’herbe en attendant la fin du dernier cours de basket de l’année, avant d’aller jouer au floorball sur le terrain du parc Väinö Linna près du päivakoti. Ça sent le gazon, les merisiers et les pensées, et les pigeons roucoulent.

    PS: en fait il n’y avait pas basket et Solal n’a pas voulu jouer au floorball. Nonni.

  • J301 Ne plus être un touriste et rentrer en France.

    Oh my god, comme disent les enfants, on a passé les 300 jours en Finlande! Dans deux mois les enfants seront chez papy et Mamie en Normandie (Achille compte les semaines) et nous serons en plein rangement de nos affaires pour le retour. SNIF.

    Les premiers mois, je répugnais à passer pour une touriste, maintenant on fait un peu partie du décors, même si je dis souvent « Sorry I don’t speak finnish ».

    Un jour on est rentrés dans le train à côté de touristes un peu paumés qui débarquaient de l’aéroport, en se disant que c’était chouette de se sentir chez nous en débarquant à la gare de Tampere. D’ailleurs c’est drôle, j’ai vu le monsieur sur le quai, il avait un sac à dos, une veste, des chaussures Quechua, je me suis dit « tiens c’est peut-être un Français » et bingo, deux minutes après il râlait déjà contre le wagon qui était trop loin (bonjour les stéréotypes, mais quand même, haha).

    Tampere restera un petit peu chez nous, personnellement je sais que je serai nostalgique contrairement à Maxime qui sait visiblement se remémorer les bons souvenirs sans nostalgie ni mélancolie.

    Alors, vous allez rester plus longtemps? Me demandait une copine il y quelques jours. Non, ce n’était pas le plan initial, pas de travail, bla bla bla. En réalité c’est une bonne excuse. On a beaucoup aimé vivre ici, mais on sera contents de rentrer en France.

    Ça me rappelle cette rencontre fortuite au milieu du lac gelé avec une blogueuse Française que je suivais il y a des années. Son visage me disait quelque chose, je ne lui ai pas dit, au fait, vous ne seriez pas une telle ? Mais je me suis sentie obligée de discuter (typiquement pas Finlandais comme réaction) étant donné que Solal venait de dire tout haut: Maman la dame parle français, tu peux lui parler!


    Elle me dit qu’elle adore la Finlande, qu’on a une chance folle d’habiter ici, que c’est un pays si incroyable. Elle finit en me demandant: mais pourquoi rester un an seulement, vous ne voulez pas rester plus ?

    Je lui ai donc expliqué que c’était une belle expérience, mais que c’était loin de nos familles. Ce à quoi elle a eu cette réponse : mais ce n’est que 2h en avion! Comme je suis une grosse dégonflée, je n’ai pas osé lui dire que ça coûte 1500€ pour quatre, que ce n’est pas 2h de voyage mais 10h au minimum, et que j’ai déjà des palpitations à l’idée du bilan carbone d’un seul voyage alors s’il fallait en faire plus… Et puis tout simplement, pourquoi vouloir toujours plus ?

    Bref après cette discussion cordiale mais qui m’a parue dissonante, je suis partie un peu tourneboulée en me demandant si vraiment on en avait assez profité et si on était des gros nuls à être contents de rentrer. C’est vrai ça, pourquoi on ne resterait pas plus longtemps, pourquoi on ne provoquerait pas cette chance folle maintenant que tout le contingent administratif est réglé (plus ou moins) ?

    Je me suis donc lancée dans un inventaire de ce qui nous manque (sans ordre d’importance):

    – Moustique le chat.
    – Mon travail.
    – Notre bonne vieille maison, comme dit Achille.
    – Le maraîcher sur le marché et ses légumes de saison, juteux, goûteux et colorés.
    – Flâner à la bibliothèque pour trouver des livres en français sur n’importe quel sujet.
    – Les conversations rapides au coin de la rue.
    – Et surtout, surtout: voir facilement les gens qu’on aime, nos familles et nos copains.

    Je vois bien qu’on pourrait s’insurger en nous disant que nous ne sommes que des bobos casaniers, que les habitudes ça se reconstruit, mais c’est comme Joachim Du Bellay qui se demandait quand est-ce qu’il reverrait son petit village dans la douceur Angevine, c’est aussi quelque chose dans l’air, quelque chose de léger, un repos peut-être, et le réconfort à portée de mains.

    Et maintenant, qu’est-ce qui nous manquera de la Finlande une fois rentrés ?
    Ce sera l’occasion d’un prochain article tiens!

  • J297 La fondation Serlachius de Manttä-Vilppula

    Un nouveau dimanche entre musée et nature. Nous sommes allés visiter la fondation Serlachius. C’est la plus grande collection privée des pays Nordiques, débutée par Gostä Serlachius au XIXe siècle. Il a fondé une usine de papier en 1868, et a subventionné une bonne partie de la ville. Il y a deux sites: le manoir (Serlachius kartano) et l’ancien siège social de l’usine de pâte à papier. L’usine est encore en activité, elle est maintenant propriété du groupe Metsä.

    Le parc, le manoir et son extension constituent un bel endroit, nous avons à la fois profité de la petite île et de l’exposition d’une sélection d’œuvres dans le manoir, l’extension étant occupée par le montage de la première exposition entièrement consacrée à Anish Kapoor en Finlande.

    Vous avez vu? Il y a des feuilles!
    Nous avec notre pote Gostä

    Gostä Serlachius était un des mécènes, entre autres artistes, d’Akseli Gallen-Kallela, il y avait donc quelques petits chef-d’œuvres. Avec aussi un fétu de paille de Monet, et quelques portraits de petites Bretonnes par la peintre Finlandaise Helene Schjerfbeck, que l’on a été amusés et ravis de trouver.

    Akseli Gallen-Kallela, Enchanteresse, huile sur toile, 1890

    Instant famille Ricorée (lire: image de la famille parfaite) : c’était un plaisir de visiter le musée avec les enfants, l’un enjoué de chercher les animaux et l’autre dessinant tout ce qui l’attirait.

    Nous avons ensuite visité les expositions à l’ancien siège social de l’entreprise, à l’architecture ma foi, séduisante. Ça nous a permis de retrouver une vidéo qu’on avait vu au musée d’art de Tampere et qui avait fait rigoler les enfants; une marionnette en carton qui fait du snowboard.

    L’artiste joue avec l’esthétique du carton pâte et du bricolage qui contraste avec des représentations de bijoux, d’objets brillants.  Ça parle de culture populaire, certaines oeuvres sont pleines d’humour, et même si on y est passé assez rapidement pour cause d’enfants scotchés au grand écran avec des vidéos pas forcément adaptées pour eux, on a apprécié cette visite.

    Les étages sont consacrés à l’histoire de l’industrie fondée par Serlachius à Manttä, à son rôle dans la vie de la ville et plus globalement sur la constitution de sa collection d’œuvres d’art.

    Il y avait foule (second degré à la française)

    Une grande pièce est aménagée pour les enfants, un vrai terrain de jeu avec des reproductions d’oeuvres géantes qui font un décors, des coussins, des éléments pour grimper, se déguiser ou bricoler. On y a passé le reste de l’après-midi. Pendant qu’ils jouaient nous sommes allés voir à tour de rôle l’autre exposition au rez-de-chaussée, celle de Viljami Heinonen. Heureusement qu’on y est allés tout seuls, ce sont des peintures de grands formats comme des cauchemars, personnellement je suis très vite ressortie, la sensation d’oppression et de malaise transmise était diablement efficace.

    Nous reviendrons en juillet avec les copains, apparemment il est même possible d’emprunter des barques pour aller sur le lac.